NOTE D'INTENTION DE
LUC MARTINEZ
Le film Hyacinthe met en présence des personnages malmenés qui font tout ce qu’ils peuvent pour échapper à leur destin. Tous les instincts s’y croisent, des plus nobles aux plus vils et les plus fragiles ne sont pas toujours ceux qu’on croit. Un lieu, une époque, une quête ou une fuite, et des sentiments : la peur, la méfiance, la colère, mais aussi l’amitié, la tendresse et l’humour, l’un des meilleurs antidotes à la misère.
Composer la musique originale de Hyacinthe c’est à la fois souligner les traits profonds des personnages et des situations, mais aussi donner un cadre, une unité, une couleur au film au plus près de la vision du réalisateur.
Les accents du blues se sont imposés dès le début du projet, parce qu’ils portent en eux la mélancolie des caractères mais aussi l’espoir de la route, celle que l’on tente vers des lendemains possibles, dans la grande tradition du road-movie américain.
Trois thèmes principaux scandent le film dans des arrangements sans cesse renouvelés autour d’une orchestration instrumentale néo-classique et contemporaine. Ces thèmes quittent parfois l’écran principal et se déclinent plus discrètement en soutien de l’action, ou encore dans les paysages sonores des différentes scènes…
Un générique enfin, l’arrangement original d’un des plus anciens blues connus et dont le titre porte en lui la clé du film, révélée dès les toutes premières images : “Sometimes, I feel like a motherless child “.
Luc Martinez : Composition, réalisation et mastering de l’intégrale des musiques.
Betty Bonifassi : chant a capella “Nobody knows“
Jean-Christophe Lombardo : Saxophones ténor et soprano sur “Sometimes I feel…“
Mehdi Haddab : Oud acoustique